Catégories
nutrition santé : les conseils pour une alimentation saine

Le foie et le sucre

foie et sucre
foie stéatosique
foie gras
stéatose hépatique

🍏LE SUCRE ET LE FOIE

🍏Le sucre entretient une relation particulièrement complexe avec notre foie. Cet organe vital joue un rôle central dans le métabolisme des glucides, mais aussi dans la gestion des lipides comme les triglycérides et le cholestérol. Comment ces éléments interagissent-ils et quelles sont les conséquences d’une consommation excessive de sucre sur notre santé hépatique?

🍏Le foie est responsable de la régulation de la glycémie. Lorsque nous consommons du sucre, le glucose pénètre dans la circulation sanguine, provoquant une augmentation du taux de sucre dans le sang. En réponse, le pancréas sécrète de l’insuline, hormone qui permet aux cellules d’absorber ce glucose. Le foie capte alors une partie de ce glucose et le stocke sous forme de glycogène.

🍏Cependant, lorsque la consommation de sucre dépasse les besoins énergétiques immédiats et que les réserves de glycogène sont pleines, le foie transforme l’excès de glucose en triglycérides. Ces triglycérides sont ensuite stockés dans les cellules hépatiques ou libérés dans la circulation sanguine.

🍏L’hypertriglycéridémie est un facteur de risque cardiovasculaire et peut également conduire à un foie stéatosique (foie gras non alcoolique)

🍏Une alimentation riche en sucres raffinés peut perturber le métabolisme du cholestérol, favorisant l’augmentation du cholestérol LDL (dit « mauvais ») et la diminution du cholestérol HDL (dit « bon »).

🍏De plus, l’insulinorésistance qui peut résulter d’une consommation chronique excessive de sucre aggrave ces déséquilibres lipidiques.

🍏STOCKAGE ADIPEUX ET VISCERAL

Les triglycérides produits par le foie à partir de l’excès de sucre sont transportés vers les tissus adipeux où ils sont stockés. L’accumulation préférentielle de graisse viscérale (autour des organes abdominaux) est particulièrement problématique, car ce tissu est métaboliquement plus actif et libère des acides gras libres et des cytokines pro-inflammatoires qui aggravent l’insulinorésistance.

Par Nadège DIAZ

conseillère en nutrition et micro nutrition

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *